Bức thư mùa hèCũng có dạo anh đi miền cực Bắc Đất nước hồi sinh, cuộc đời tiếp nối Riêng phần mình anh mang suốt thời gian NGUYỄN ĐĂNG HƯNG |
Une lettre de l’étéIl m’est arrivé de me promener dans le Grand Nord,
Et j’attendais en vain la fin du jour Car le rayon du soleil ne s’éteignait jamais, l’été est de retour Sur les collines des pins bercés par le vent J’entendais comme si l’espace se tord Et tout le passé me revenait, comme un tourment Et m’éloignait du sommeil Je pensais aux temps où tu n’étais qu’un petit enfant
Tu restais seul à la maison dans cette ville béante Où est maman? tu demandais d’une voix sans pareil! Je pensais à ces sentiers de notre village, inondés de soleil J’ai suivi grand-mère visiter des tombes des disparues Je pensais à ces vies décousues A ces existences simples et éphémères A ces pluies, ces vents, ces boues autour de cette chaumière Et mon coeur se serre comme une blessure mal soignée Je pensais à ce petit orphelin élevé par ces gens Et par miracle, il a grandi sans trop de mal Et quand il commence à comprendre que la vie a un sens Ils sont tous partis sans laisser le moindre bruit Maintenant la paix est revenue et la vie continue Mais les proches se dispersaient à travers les quatre continents Et les amis sont loin et on ne sait pas s’ils sont vivants Oui la guerre est triste, une tristesse déconcertante Mais qui peut décrire toutes ces détresses immenses? En tout cas, moi je les portais comme un destin Et même par chance, la vie parfois me sourit Elles surgissent un jour comme aujourd’hui, un beau matin Ne pouvant point dormir, je compose ces lignes Et je note sur cette lettre : ici c’est le Grand Nord, le jour y est sans fin! Traduction pour mon fils Thierry,, Liège le 9 mars 2004 |
Archive for June 22nd, 2008
June 22nd, 2008 | Author: GS Nguyễn Đăng Hưng
Category: Thơ
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